Renault : la CFDT dénonce le projet de réduction des coûts sur trois ans.

Un projet de casse sociale et de dé-industrialisation.

La CFDT Métallurgie dénonce ce plan construit sur trois piliers : ingénierie, maitrise des coûts fixes et de fonctionnement, manufacturing.

Comment construire un plan de cette ampleur alors que la stratégie de l’entreprise ne sera dévoilée qu’en septembre 2020 au plus tôt !?

Sur le volet manufacturing, ce plan est irréaliste et opportuniste au moment d’une crise sanitaire qui n’est pas terminée. Par ailleurs, il s’établit sur des bases de réflexions qui à notre sens sont erronées et maximalistes pour faire passer la pilule. Ce projet est déséquilibré aux dépens de la France, au regard des efforts consentis par les autres pays où le groupe est installé.

La CFDT a revendiqué dès le début que ce dossier soit construit et discuté sur les bases d’un réel dialogue social.

C’est le seul point positif de la soirée que de prendre conscience que le dialogue social devient indispensable pour imaginer l’avenir.

La CFDT a entamé des démarches avec les autres organisations syndicales qui le souhaitent pour demander des expertises sur les sites concernés. Nous sommes en capacité de faire des propositions alternatives, comme nous l’avons fait en 2013 (pour 820 000 véhicules) et plus récemment en 2019 pour le site de Villeurbanne qui renaîtra en août 2020 avec de nouvelles activités et un corps social indemne.

La co-construction et l’intelligence collective sont, dans une période de crise, les seules solutions pour sortir par le haut.

La CFDT se fera entendre par tous les moyens possibles pour aboutir à des solutions compatibles avec le respect des salariés et l’avenir de tous les sites de Renault en France.